02 juillet 2008
Le Point du Mois de Juin
Bonjour à tous !
Comme chaque mois, désormais, il est temps de faire un point sur la fréquentation de ce blog. En ce mois de juin, quelque 83 visiteurs uniques se sont rués (enfin, j'exagère à peine !) sur le "Projet Orion", pour 429 visites au total et plus de 1200 pages lues.Certes, le nombre de visiteurs uniques est en baisse par rapport au mois précédent. Mais il est vrai que j'ai publié beaucoup moins de choses en juin, du fait de la préparation d'un important examen (que malheureusement, je n'ai pas obtenu).
En plus de cela, s'est greffé tout récemment un autre petit souci, d'ordre plus personnel et sentimental. En témoignent les deux dernières notes publiées, reflets assez ddirectsde ce que j'ai pu vivre ces derniers jours. Mais je vous rassure, je vais mieux aujourd'hui, grâce notamment au soutien indéfectible de quelques proches, mais aussi et surtout grâce à l'intelligence d'une personne en particulier, que je remercie une fois de plus de sa présence et de son amitié (elle se reconnaîtra).
L'occasion également de remercier les personnes ayant laissé des commentaires, dont le dernier m'a beaucoup touché. J'espère que ce mois-ci, d'autres visiteurs oseront laisser leur avis (je ne suis pas méchant, rassurez-vous, je n'afficherai aucune photo truquée et compromettante pour illustrer vos propos !)
Voilà pour ce point, en vous promettant d'être un peu plus présent ce mois-ci, et de revenir très vite avec l'un de mes "qu'on se le dise" plus saignant que jamais ! Et puis, avec la suite du "Projet Orion", bien- sûr !
Merci encore, et à bientôt !
18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, roman
01 juillet 2008
L'Aurore
Il est des nuits qu’on croit interminables. Des jours aussi longs que des déserts sans fin. De ces instants obscurs où rien n’émerge, on croit son âme perdue. Et on se dit qu’on'a plus rien, que rien ne sera plus jamais comme avant.
Alors on erre sans but, on se désespère aussi. On écrit des lignes sombres, aussi sombres que les ténèbres. On ne pense plus, on subit. A chaque instant, à chaque minute. Qu’elle est douloureuse, cette obsession. Comme on aimerait crever l’abcès qui nous ronge, une fois, une seule. Se libérer, enfin.
Et puis, un matin, un matin que l’on croit identique aux autres, on se lève avec quelque chose de plus au fond de soi. Quelque chose d’infime, de l’ordre d’une minuscule lueur qu’on ose nommer. Espoir est un bien trop grand mot. Comment pourrait-il s’agir d’espoir alors que tout, autour de soi, s’est déjà écroulé ?
Et pourtant, cette lueur est là, présente, de plus en plus prégnante à mesure que les heures passent. Et on se dit qu’on a plus rien à perdre, qu’il serait absurde de ne rien tenter. Que rester là, immobile, ne ferait qu’amplifier le mal. Alors on se surpasse, et on ose. On ose provoquer ce qui, pourtant, paraît si audacieux.
Oser l’explication finale, oser ces excuses qui nous pèsent tant. Il le faut. Pour l’une des rares fois de son existence, oser affronter ses peurs et ses doutes. Ne plus se taire. Se délester de ce poids si lourd, de cette charge qui nous empêche depuis tout ce temps de sortir la tête de l’eau.
Et puis, les heures passent, lancinantes, dans l’attente si rude d’une réponse, quelle qu’elle soit. On attend, encore et toujours. Jusqu’à ce que le miracle arrive. Jusqu’à ce que le téléphone sonne enfin. Jusqu'à ces clés de voiture qu’on attrape au vol pour filer, sans plus réfléchir, vers la vérité. Vers cette vérité qu’on garde depuis trop longtemps au fond de soi.
Et le moment tant attendu se produit enfin. Une heure durant, plus peut-être (le temps n’a plus d’importance), on se fait face, et la parole jaillit. Simple, franche et directe, sans calcul et sans crainte. Sans que jamais, on ne se sente jugé. Alors, les doutes s’envolent, et la vérité s’installe.
Comme il est bon, ce moment. Comme il nous fait voir que la force, peut-être, ne s’est pas totalement enfuie de soi. Comme il nous réconcilie avec le monde qui nous entoure. Comme tout ce qui nous paraissait vain et sans saveur reprend tout à coup une consistance nouvelle. Comme la vie, enfin, se réinstalle doucement, s’apprêtant à reprendre ses droits.
Qu’on se le dise, mes chers lecteurs, il existe des Anges sur cette Terre. Ils ne seront sans doute jamais ce qu’on aurait voulu qu’ils soient. Mais peu importe, car ils vous apportent bien plus que ce à quoi vous n’auriez jamais osé prétendre.
Oui, les Anges existent. J’en ai rencontré un.
A bientôt.
07:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, blog
29 juin 2008
Rupture
Tout commence par une rupture. Une rupture particulière. Celle de deux êtres qui ne partageaient pas les mêmes sentiments. Une rupture à sens unique. La fin d’une relation qui n’a jamais débuté, et qui ne débutera jamais.
La fin d’un sentiment. Ce sentiment si particulier qu’on ne partage véritablement avec personne d’autre que soi-même. Ce sentiment qu’on s’ingénie à garder secret, mais qui nous brûle les lèvres à chaque instant. Comme le courage nous manque, dans ces moments-là. Comme on aimerait avoir le cran de se livrer une fois, une seule, avec le risque de tout perdre, et l’infime espoir de tout gagner.
Mais c’est la peur qui l’emporte. La peur de perdre ce qui n’existe que pour soi. La peur de voir se rompre le fil si fin et si fragile qui nous lie l’un à l’autre. Alors, on se tait, et on espère. On espère qu’un beau jour (comme il serait beau d’ailleurs), le miracle ait lieu. Que le regard de l’autre change, que ses yeux expriment enfin ce qu’on attend avec tant de fébrilité.
Et cet instant n’arrive jamais, évidemment. Pire encore, c’est pour un autre que les yeux de l’être aimé s’illuminent. Sans qu’on ne puisse rien y faire, cloué au mur des non-dits et de la souffrance.
La souffrance. Qu’il est terrible, ce mot. Dans cette situation dont on aimerait s’échapper en courant, elle nous poursuit, nous rattrape, et nous enchaîne sans qu’on ne puisse rien y faire. On a beau se débattre, essayer de s’enfuir, elle est là, ancrée en nous, chevillée dans nos ventres et dans nos cœurs.
Alors on se tait, et on subit. A chaque minute, à chaque seconde. La douleur est là, lancinante, guettant le moindre de nos moments de faiblesse. Et on se dit que c’est trop dur. Qu’on ne s’en remettra jamais. Pas cette fois. Par encore.
Et on voudrait que tout s’arrête…
13:32 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, roman, blog
16 juin 2008
Stand by (Me)
Bonjour à tous !
Comme je vous l'indiquais dans une note précédente, la préparation d'un important examen (peut-être le plus important que j'ai passé jusqu'ici) me prend actuellement tout mon temps, ne me laissant guère le loisir d'alimenter ce blog avec de nouveaux chapitres du "Projet Orion".
Je publie donc ces quelques lignes afin de vous informer que rien de nouveau (sauf urgence, catastrophe internationale, démission de notre président, limogeage de Jean-Pierre Pernaud, retrait de l'antenne de Jean-Luc Reichmann,... ou autre) ne paraîtra sur ce blog d'ici le 21 juin prochain, date à laquelle je dois passer cet examen.
Mais que mes fans se rassurent (comment je me la pète, là !), tout rentrera dans l'ordre dès le 22 juin (enfin, à 2 ou 3 jours près, le temps de m'y remettre) !
Alors, en attendant, n'hésitez pas à visiter tout de même ce blog afin de le faire vivre, et à laisser vos commentaires sur ce qui s'y trouve déjà ! Et comme disait autrefois l'actuel Gouverneur de Californie (admirez l'astuce qui consiste à ne pas me casser la tête à rechercher l'orthographe de son nom !) : I'll Be Back !
A bientôt !
14:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, roman
07 juin 2008
Plus de Pétrole, et Après ?
Qu'on se le dise, l'humanité consomme plus de pétrole qu'elle n'en produit. Ce qui veut dire, n'en déplaise aux prévisionnistes toujours un peu trop optimistes, qu'un jour ou l'autre, il n'y en aura plus. Et après ?
Oui, après ? Que se passera-t-il lorsque la dernière goutte du dernier baril tombera dans le réservoir de la dernière voiture ? Car je ne parle ici que de l’aspect " carburant " du problème (la partie emballages-conditionnement-sacs plastiques nécessiterait plusieurs notes supplémentaires !). Oui, l’essence. Vous savez, ce liquide si précieux qui pollue, engraisse les multinationales et les Emirs moyen-orientaux, mais dont on ne peut se passer ?
Mais ne paniquons pas (enfin, pas tout de suite) ! Il nous reste encore 50 ou 60 belles années devant nous avant l’échéance fatale. D’ici là, le baril avoisinera les 1000 dollars, et le litre de sans plomb les 20 euros, ce qui réglera du même coup le problème de la surconsommation !
Non sérieusement, quelles solutions s’offrent à nous ? Les biocarburants ? Pourquoi pas. Enfin, dès qu’on aura réglé ce petit souci de surfaces agricoles qu’on destinait auparavant à l’agriculture vivrière, et qu’on abreuve aujourd’hui de subventions pour encourager les producteurs à fabriquer la précieuse énergie verte. Juste deux ou trois émeutes de la faim, et quelques pays jadis autosuffisants (en Afrique, par exemple) qui ne le sont plus. Rien de grave en somme !
D'ailleurs, pourquoi croyez-vous qu'on soit en train de raser la forêt amazonienne ? Pour y planter de la canne à sucre, pardi ! Et proprement, s’il vous plaît ! Très peu d’énergie (à peine un litre de pétrole en transport et véhicules agricoles, et 4 à 5 litres d’eau par litre d’agro-carburant produit), quelques millions d’hectolitres de pesticides répandus sur les cultures, et quelques millions de tonnes de déchets végétaux (seuls 10 à 20% de la plante sont utilisés) à faire disparaître dans de bonnes vieilles centrales thermiques ! Une paille !
Bio éthanol, Diester, bio-diesel… Comme tout cela sonne écolo ! Et comme le choix qui se dessine pour l’avenir est excitant, comme je le rappelais précédemment : mourir de la pollution, ou mourir de faim !
Bon, d’accord, je suis un peu pessimiste ! D’autant qu’une seconde génération d’agro-carburants (qui s'appuie sur des produits non-alimentaires comme les déchets des cultures : paille, tiges, copeaux, feuilles…) est en marche. Merci à l’Allemagne, une fois encore, de montrer le chemin !
Et l’électricité dans tout ça ? Et bien, on y revient doucement pour nos automobiles, après que la France ait pris 10 ans de retard sur Toyota, Nissan et consort dans ce domaine. Sinon, il nous reste le vélo, pour faire plaisir à cette chère Christine Lagarde !
Allez, je vous laisse, il faut que j’aille faire le plein. J’hésite encore entre piller le champ d’en face, ou utiliser l’huile de ma friteuse ! Mais que tout cela ne vous empêche pas de consulter (enfin !) le Chapitre 7.
Bonne lecture, à bientôt !
09:48 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, écologie, écriture, roman
01 juin 2008
Le Point du Mois de Mai
Bonjour à tous !
Comme chaque fin de mois, j'édite cette petite note afin de faire le bilan de la fréquentation de ce blog. Et je dois dire que j'en suis plus que satisfait !
Il y a quelques jours, déjà, je me (et vous) félicitais à l'occasion du cap du 100ème visiteur unique. Et bien, tenez-vous le pour dit, le mois de mai totalise 125 visiteurs uniques, pour 460 visites environ et près de 1400 pages lues !
Alors, que dire de plus sinon à nouveau merci ! Merci de fréquenter aussi assidûment ce blog, et de m'encourager à le poursuivre de semaine en semaine !
Comme je vous l'expliquais il y a peu, la publication des nouveaux chapitres du "Projet Orion" s'est un peu espacée ces derniers temps. Je n'ai malheureusement que très peu de temps à y consacrer en ce moment en raison de la préparation d'un important examen. Alors, afin de vous faire patienter, et de satisfaire un peu votre attente, je joins à cette note ce qui pourrait être la Postface du roman.
Bonne lecture à tous, et à bientôt !
10:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, roman
25 mai 2008
Et de 100 !
Bonjour à tous !
Cette nouvelle note pour fêter le ... 100ème visiteur unique de ce blog ! 101, plus exactement, pour 360 visites et plus de 1000 pages lues !
Alors, encore une fois, merci à tous et toutes de faire vivre ce blog par l'intérêt que, manifestement, vous portez au "Projet Orion", et aux petites digressions personnelles qui l'accompagnent. Ce mois-ci, j'enregistre même, à ma grande satisfaction, quelques commentaires de la part d'un de mes visiteurs, qu'il m'a semblé reconnaître (les rayures sur la chemise, sans doute : private joke !).
Je ne saurai donc trop vous encourager de continuer à recommander ce site autour de vous, afin que plus de monde encore participe et découvre mon roman. Et même si la publication en ligne de ce dernier à tendance à s'espacer un peu ces jours-ci (je suis malheureusement très pris par la préparation d'un examen), je peux vous assurer que ce léger inconvénient sera résolu vers la fin du mois de juin.
Encore une fois, merci à tous, et à très bientôt !
10:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, roman, internet
19 mai 2008
Les Vautours sont de sortie !
Qu’on se le dise ! Moi qui pensais être parfois cynique dans certaines de ces notes, je suis un enfant de cœur au regard de ce que l’espèce humaine est capable de faire !
Quelques exemples afin d’illustrer mon propos : Commençons par cette magnifique gestion de crise du régime Birman, qui, non content de refuser l’entrée de l’aide humanitaire internationale, maintient son référendum à grand renfort de clips télévisés, tous plus ridicules les uns que les autres.
Bon d’accord, le tiers du pays est sous les eaux, on compte sans doute 100 ou 200000 morts à cause du cyclone, mais ne perdons pas de vue l’essentiel : voter pour une réforme institutionnelle visant à conforter la junte militaire au pouvoir ! Alors on arrête de se plaindre, les Birmans, et on court (enfin, on nage) jusqu’au bureau de vote ! Un sac de riz en récompense pour chaque votant ! Ils en ont, de la chance !
Exemple facile, me direz-vous. Il est toujours plus simple de fustiger une dictature sanguinaire. Et bien, qu’à cela ne tienne. Balayons devant notre porte, et penchons-nous sur des cas tout à fait occidentaux. Un article pioché il y a dix jour dans le journal Paris Normandie, nous informe ainsi qu’une banque belge a décidé de miser sur la hausse du cours des matières premières, en proposant des contrats d’assurance vie qui spéculent sur la flambée des prix. Le slogan est explicite : " Tirez avantages de la hausse des prix des denrées alimentaires " ! On frémit ! Source : http://www.paris-normandie.fr/france/
Un autre exemple ? Les Etats-Unis, où la crise des subprimes (ces prêts hypothécaires à taux variable) donne lieu à des scènes dignes des " Raisins de la Colère ", de Steinbeck ! Un article du Monde relate en effet que chaque matin, en Californie, se joue la mise aux enchères, en pleine rue, de maisons (500 par jour !) dont les propriétaires ne peuvent plus rembourser leurs prêts bancaires (soit 4% des propriétés achetées à crédit !). A charge ensuite, pour les nouveaux possesseurs, d’expulser les précédents locataires. Vive l’Amérique ! Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/07/les-pro...
En France aussi, où l’on a pu voir, dans un reportage télévisé diffusé récemment, ce directeur de supermarché verser de l’eau de Javel sur les produits qu’il jetait aux ordures afin de faire fuir les quelques personnes venues là pour récupérer ce qui était encore consommable ! Remarquable de dignité !
Alors, que faire ? La Révolution ? Appelons Oliver Besançenot ! Vous l’avez vu chez Drucker ? Trotsky au pays des Carpentier ! Personnellement, j’ai appris plein de choses dans cette émission, comme par exemple que ce n’était pas la politique qui faisait vivre notre " Che " national. Ou comment vivre à Paris avec un salaire de facteur à mi-temps (soit environ 500 euros pas mois) ! Trop fort !
Et puis, il a ses modèles, notre Besançenot : Léon Trotsky, fondateur de l’Armée Rouge, et grand démocrate devant l’Eternel ! Che Guevara, aussi. Vous savez ? Ce révolutionnaire pacifiste, qui avait déclaré qu’il mettrait une balle dans la nuque à quiconque se dresserait sur son chemin (ce qu’il a fait d’ailleurs) ! Ça fait froid dans le dos, non ?
" Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous ! " Voilà que je cite du Sardou, maintenant ! Il est temps que j’arrête, et que je vous laisse avec le Chapitre 6 d’Orion.
Bonne lecture, à bientôt !
17:02 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité, politique, écriture, roman
11 mai 2008
Pré-chapitre n°1
Bonjour à tous !
Une petite nouveauté dans le corps du "Projet Orion", avec l'apparition de ce que j'appellerai des "Pré-chapitres". Précédents, comme leurs noms l'indiquent, les véritables Chapitres du roman, ils entament en quelque sorte une seconde histoire, dont vous ne connaîtrez le but véritable qu'en avançant dans l'intrigue principale.
Cette idée m'était venue presque naturellement, en progressant dans l'écriture du livre. J'ai redécouvert ces inserts en procédant à la réécriture, et décidé de les laisser en leur donnant une place particulière.
C'est assez court, mais j'espère que ça vous intriguera ! Cependant, rassurez-vous, le Chapitre 6 arrive bientôt !
Bonne lecture, à bientôt !
11:04 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, roman
08 mai 2008
Privée de Désert !
Qu’on se le dise ! Après s’être couchée devant la Chine et Kadhafi, la France s’aplatit aujourd’hui devant la Tunisie !
Ah ! La Tunisie ! Dgerba la douce et ses plages de sable blanc, les ruines de Carthage la millénaire, son soleil, ses palmiers… Mais aussi ses prisons d’opposants politiques, son président Ben Ali (seul candidat à l’élection) élu à 99,9% des voix, sa radio (unique), sa télévision (unique), sa presse sous contrôle… Bref, un vrai petit Paradis !
Pauvre Rama Yade ! Pour une fois qu’elle faisait partie du voyage, à peine descendue de l’avion, et la voilà pratiquement consignée dans sa chambre d’hôtel par notre président ! Et tout ça pour quoi, me direz-vous ? Pour avoir refusé de serrer la main de son homologue tunisien sur le tarmac de l’aéroport. Là, on tient une information capitale : il existerait donc un secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme en Tunisie ! Qui l’eut cru ?
Non, franchement, reconnaissons, comme notre président, que la France n’a pas de leçon à donner à la Tunisie en matière de Droits de l’Homme. C’est bien pour ça que Sarkosy avait amené Rama Yade avec lui : pour qu’elle se taise ! Elle doit être contente, la présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Elle qui pensait pouvoir discuter chiffon avec notre Rama nationale, c’est raté !
Heureusement, il y avait Carla ! Bon, je vous l’accorde, elle n’est ni ministre, ni secrétaire d’Etat, mais elle est belle, et c’est bien tout ce qui compte ! Et puis, elle est courageuse aussi, n’hésitant pas, selon la presse, à " échapper au protocole " pour aller visiter un orphelinat. Une visite tellement inattendue qu’une trentaine de journalistes l’attendait sur place avant même qu’elle arrive, et qu’une chorale d’enfant à vite " improvisé " un chant de bienvenue en son honneur ! Trop forte, notre Carla !
En plus, grâce à elle, on a appris que le couscous était " merveilleux ", et que le ciel était bleu, et que c’était " magnifique " ! Ca valait vraiment la peine d’y aller, non ?
Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, qu’on se le dise : l’Union de la Méditerranée est en marche ! Et tant pis pour les quelques pisse-froid qui oseraient sous-entendre que le capitalisme s’assoit systématiquement sur les Droits de l’Homme pour servir ses intérêts ! Manquerait plus qu’on se fâche avec un Etat ami ! Non mais !
Allez, assez parler. Place à la lecture, et au Chapitre 5. Passez un bon moment !
A bientôt !
09:54 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkosy, actualité, écriture, roman



