08 mai 2008
Privée de Désert !
Qu’on se le dise ! Après s’être couchée devant la Chine et Kadhafi, la France s’aplatit aujourd’hui devant la Tunisie !
Ah ! La Tunisie ! Dgerba la douce et ses plages de sable blanc, les ruines de Carthage la millénaire, son soleil, ses palmiers… Mais aussi ses prisons d’opposants politiques, son président Ben Ali (seul candidat à l’élection) élu à 99,9% des voix, sa radio (unique), sa télévision (unique), sa presse sous contrôle… Bref, un vrai petit Paradis !
Pauvre Rama Yade ! Pour une fois qu’elle faisait partie du voyage, à peine descendue de l’avion, et la voilà pratiquement consignée dans sa chambre d’hôtel par notre président ! Et tout ça pour quoi, me direz-vous ? Pour avoir refusé de serrer la main de son homologue tunisien sur le tarmac de l’aéroport. Là, on tient une information capitale : il existerait donc un secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme en Tunisie ! Qui l’eut cru ?
Non, franchement, reconnaissons, comme notre président, que la France n’a pas de leçon à donner à la Tunisie en matière de Droits de l’Homme. C’est bien pour ça que Sarkosy avait amené Rama Yade avec lui : pour qu’elle se taise ! Elle doit être contente, la présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Elle qui pensait pouvoir discuter chiffon avec notre Rama nationale, c’est raté !
Heureusement, il y avait Carla ! Bon, je vous l’accorde, elle n’est ni ministre, ni secrétaire d’Etat, mais elle est belle, et c’est bien tout ce qui compte ! Et puis, elle est courageuse aussi, n’hésitant pas, selon la presse, à " échapper au protocole " pour aller visiter un orphelinat. Une visite tellement inattendue qu’une trentaine de journalistes l’attendait sur place avant même qu’elle arrive, et qu’une chorale d’enfant à vite " improvisé " un chant de bienvenue en son honneur ! Trop forte, notre Carla !
En plus, grâce à elle, on a appris que le couscous était " merveilleux ", et que le ciel était bleu, et que c’était " magnifique " ! Ca valait vraiment la peine d’y aller, non ?
Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, qu’on se le dise : l’Union de la Méditerranée est en marche ! Et tant pis pour les quelques pisse-froid qui oseraient sous-entendre que le capitalisme s’assoit systématiquement sur les Droits de l’Homme pour servir ses intérêts ! Manquerait plus qu’on se fâche avec un Etat ami ! Non mais !
Allez, assez parler. Place à la lecture, et au Chapitre 5. Passez un bon moment !
A bientôt !
09:54 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkosy, actualité, écriture, roman
28 avril 2008
Un sans papiers et l'addition, s'il vous plaît !
Qu’on se le dise ! Dans ce monde où l’hypocrisie est reine, le petit univers de la restauration vient de nous en apporter une nouvelle preuve éclatante !
Rappel des faits : cette semaine, plusieurs employés sans papiers de la restauration parisienne ont entamés une grève, réclamant leur régularisation. Ce qui, somme toute, peut paraître parfaitement légitime au regard du fait qu’ils paient, tout aussi régulièrement, taxes et impôts.
Où est le problème, me direz-vous ? (petits curieux, va !) J’y viens ! Le problème, c’est que certains des patrons qui les emploient se sont soudainement sentis investi d’une sorte de " mission humanitaire ", en militant à leur côté pour leur régularisation ! Le cœur sur la main !
Et là, une fois encore (une habitude, remarquez), les bras m’en sont tombés ! Forcément, au prix où ils devaient les payer (grassement, comme on le devine !), difficile pour les dits employeurs d’imaginer que leur cher personnel était en situation irrégulière ! Ils se sont fait avoir par de fausses cartes de séjour (que ces chenapans d’employés se partageaient afin de donner le change), sans, bien sûr, se poser la moindre question !
C’est évident, les patrons sont naïfs, c’est bien connu ! On imagine d’ailleurs l’ambiance conviviale qui devait régner chaque jour dans ces établissements (dont certains se situent à Neuilly, banlieue à problèmes qui n’a pas les moyens d’offrir des salaires convenables !). Ces discussions fraternelles entre employeurs et employés, pour qui demander une augmentation équivalait, en gros, à risquer l’expulsion !
Oui, parce qu’en cas de licenciement, difficile d’aller se plaindre aux Prud’hommes ou au commissariat ! Et jamais, au grand jamais, il ne serait venu à l’esprit de ces chers patrons de réclamer la régularisation de leurs travailleurs avant ! Non, pour quoi faire, pensez-vous ? Attirer l’attention, et risquer de se faire arrêter pour embauche illégale ? Allons, vous n’y pensez pas ! Et puis, d’ailleurs, aucun patron n’a été à ce jour poursuivi ! Manquerait plus qu’on arrête des humanistes !
Alors, dans ce cas, pourquoi prendre le risque d’embaucher des sans papiers ? (vous en posez des questions, dites-moi !) Pour faire baisser le niveau de rémunération dans le secteur de la restauration ? Tsss ! Vous avez vraiment l’esprit mal placé !
Allez, fin de la grève, et début du Chapitre 3 ! Vous verrez, le mystère s’y épaissi.
Bonne lecture, à bientôt !
10:34 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, écriture, roman
19 avril 2008
I Need a Job
Qu’on se le dise ! Désormais, un chômeur ne pourra plus refuser deux offres d’emploi acceptables sous peine de se voir supprimer une partie de ses indemnités.
Mais qu’entend-on exactement par offre " acceptable " ? Deux jours durant, l’angoisse m’a étreint ! (si si !) Un ingénieur devra-t-il accepter un emploi de caissier dans une supérette ? Un dentiste celui de terrassier ? Un fonctionnaire devra-t-il se mettre à… travailler ? Et Dieu dans tout ça ? (copyright Jacques Chancel)
Bon, j’exagère un brin ! Mais quand même ! Dieu merci (décidément, il est partout celui-là !), aujourd’hui, on en sait un peu plus, et on dort mieux, ou moins bien, c’est selon ! En gros, une offre d’emploi acceptable est un job qui se situe à moins de deux heures de chez vous, pour un salaire correspondant à 70% de votre ancienne rémunération. Ce qui revient à dire qu’on va travailler plus (et plus loin) pour gagner…moins ! Alléluia !
Alors, c’est sûr, et vous ne manquerez pas de me le faire remarquer (perspicaces que vous êtes !), il faut bien stimuler tous ses flémards de chômeurs peu pressés de retourner au turbin (copyright Nicolas Sarkozy) ! Manquerait plus qu’il n’y ait que notre président qui travaille, lui qui cumule à peu de choses près tous les postes de son gouvernement ! Non mais !
N’empêche (terme résurgent de mon adolescence lointaine), si c’est pour brûler en essence ce qu’on va gagner en plus, enfin je veux dire en moins, il va falloir se motiver ! On ne va quand même pas les faire en vélo, ses deux heures de trajet (spéciale dédicace à Mme Christine Lagarde) !
Mais tentons l’expérience ! Disons qu’on me propose un poste de prof. Comment ça pas possible ? A oui, c’est vrai, on en supprime 11000 dès l’année prochaine ! Très bien, alors un poste dans l’armée. Vous dites ? On ferme les casernes ? Remarquez, si c’est pour faire partie des mille soldats (pardon, " plusieurs centaines ") envoyés prochainement en Afghanistan ! Marin sur le Ponan ? Euh… je vais peut-être la refuser, celle-là ! Dernière chance : Ouvrier métallurgiste chez Arcelor. A oui, mais non, ils ferment aussi Gandrange ! Décidément !
A moins que… Il reste peut-être un poste vacant, celui de ministre de la défense. Déjà pris ? Vous êtes sûr ? Mais pas qui ? Hervé qui dites-vous ? Hervé Morin ? Jamais entendu parler !
Allez, pour vous consoler de ce monde cruel, je vous propose le nouveau Chapitre 1 du nouveau " Projet Orion ".
Bonne lecture !
15:54 Publié dans Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, actualité, politique



